HAVE 1/2021

Conditio sine qua non im Arzthaftungsrecht?

Evalotta Samuelsson, Seite 3

 

Ein Patient erleidet während einer Hüftprothesenoperation eine Thrombose und beklagt postoperativ erhebliche Schmerzen. Im Arzthaftungsprozess stellt sich ihm eine dreifache Beweishürde: Er hat zu beweisen, dass dem Arzt ein vorwerfbarer Behandlungsfehler unterlaufen ist. Weiter ist von ihm nachzuweisen, dass er einen Schaden erlitten hat und ausserdem, dass die (Vertrags-)Pflichtverletzung
des Arztes mindestens teilursächlich zum Schaden geführt hat. Letztgenanntes ist die Frage nach der Kausalität. Dieser Rechtsbegriff vermag nicht ohne medizinische Beurteilung auszukommen. Gefragt wird nach der Conditio-sine-qua-non-Regel. Der Beitrag zeigt, dass von ihr, obwohl beweisrechtlich untauglich, im Beweisverfahren alles abhängt.

 

Un patient subit une thrombose au cours d’une opération de la prothèse de la hanche et se plaint d’importantes douleurs après l’opération. Il s’achoppe à trois écueils en matière de preuve au cours du
procès en responsabilité civile contre le médecin. Il doit prouver que le médecin a commis une erreur dans le traitement, imputable à faute. Il doit en outre prouver qu’il subit un dommage et surtout que la violation de l’obligation contractuelle du médecin est pour le moins une cause partielle du dommage. Il s’agit-là d’une question de causalité. Ce concept juridique ne peut se passer d’une évaluation médicale. La question porte sur la règle de la conditio sine qua non. La contribution montre que le sort de la procédure probatoire en dépend, bien qu’il ne s’agisse pas d’un moyen de preuve idoine.

 

 

Responsabilité pour les systèmes d’intelligence artificielle

Erdem Büyüksagis, Seite 12

 

Les systèmes d’intelligence artificielle sont susceptibles de générer d’importants dommages matériels et immatériels, résultant notamment de décisions individuelles automatisées. Selon leur degré d’autonomie
et l’intensité du risque qu’ils représentent pour le grand public, le droit positif n’offre pas une protection suffisante aux victimes. La contribution postule que les opérateurs des systèmes qui présentent un risque élevé devraient être soumis à une responsabilité civile objective aggravée à l’instar du régime en place en matière de circulation routière, complétée par une assurance responsabilité civile obligatoire assortie du droit d’action directe contre l’assureur. Elle postule également que le régime préconisé s’étende à la réparation de la perte d’une chance.

 

Kommt Künstliche Intelligenz zum Einsatz, muss verhindert werden, dass automatisierte Entscheidungen
grosse materielle und immaterielle Schäden verursachen. Die bisherigen gesetzlichen Regelungen bieten je nach Grad der Autonomie und der Intensität des Risikos, das die Systeme für die Allgemeinheit darstellen, den Opfern noch keinen ausreichenden Schutz. Der Autor erläutert, dass und warum Betreiber von Hochrisikosystemen einer verschärften verschuldensunabhängigen Haftung analog dem bestehenden Strassenverkehrsregime unterliegen sollten, die durch eine obligatorische Haftpflichtversicherung mit dem Recht auf Direktklage gegen den Versicherer ergänzt wird. Diese Regelung soll auch für die « perte d’une chance » gelten.

 

 

Wenn die gesetzliche Rechtfertigung den Schutzbereich verletzt

Philip Stolkin, Seite 25

 

Nachdem der EGMR eine fehlende gesetzliche Grundlage für Observationen im sozialversicherungsrechtlichen Verfahren gerügt hatte, wurde Art. 43a ins ATSG aufgenommen. Der Autor untersucht die neue Regelung und kommt zum Schluss, dass sie den Anforderungen in Bezug auf die Beachtung der Privatsphäre nicht genügt und dass das Gewaltmonopol des Staates durch die Übertragung der Observation auf Private nicht ausreichend beachtet wurde. Auch sei rechtzeitiger Schutz für die Betroffenen vor den Massnahmen nicht gewährleistet und der Datenschutz nicht ausreichend.

 

Après que la CEDH a critiqué l’absence de base légale pour les observations dans les procédures en assurance sociale, l’article 43a a été intégré dans la LPGA. L’auteur examine la nouvelle réglementation et arrive à la conclusion qu’elle ne répond pas aux exigences en matière de respect de la vie privée et qu’elle ne respecte pas suffisamment le monopole de l’État rattaché à la séparation des pouvoirs en transférant le pouvoir d’exercer les observations à des particuliers. En outre, les personnes concernées ne bénéficieraient pas de la garantie d’une protection en temps utile et la protection des données serait insuffisante.