HAVE 2/2015

Schadenabwehr: Zwischen Schadenprävention und Schadenminderung

Mirco Anderegg, Seite 117

Schadenprävention, Schadenabwehr und Schadenminderung sind drei Begriffe, die selten klar voneinander abgegrenzt und häufig synonym verwendet werden. Die damit beschriebenen Phänomene weisen eine grosse Bandbreite auf und werden vom Recht unterschiedlich behandelt. In diesem Aufsatz wird der Versuch unternommen, die drei Figuren klar voneinander zu unterscheiden. Zudem wird auf die Rechtsprechung des Bundesgerichts in Bezug auf die Abwehr von konkreten Gefahren für absolute Rechte durch den Bedrohten eingegangen. Es wird aufgezeigt, wie eine nach Meinung des Autors unbefriedigende Konsequenz der Lehre vom Erfolgsunrecht vermieden werden könnte: dass der Bedrohte keinen Anspruch auf Ersatz seiner Schadenabwehrkosten hat.

La lutte contre les sinistres se décline en trois cas de figure difficilement distinguables: la prévention de dommage, les mesures contre une menace concrète de dommage ainsi que le devoir du lésé de minimisier son dommage. Cet article postule, d’une part, une délimitation plus claire entre ces trois cas de figure, qui sont souvent utilisés comme des synonymes. D’autre part, il relève la situation insoutenable qu’une personne ayant pu écarter la menace d’un dommage imminent ne puisse faire valoir des dommages-intérêts.

La responsabilité pour les dommages subis lors d’une recherche médicale: des difficultés inattendues

Valérie Junod, Seite 124

Les dommages qui surviennent dans le cadre d’une recherche médicale sont heureusement rares. Les chercheurs et les participants à ces projets partent généralement de l’idée que ces éventuels dommages seront complètement indemnisés à l’issue d’une procédure facile et rapide. Ils tablent aussi sur l’existence d’une couverture d’assurance spécifique pour faciliter les démarches. La réalité est cependant plus nuancée. La nouvelle Loi sur la recherche sur l’être humain de 2014 fait dépendre l’indemnisation de conditions qui ne sont pas toujours facile à remplir, en particulier la preuve du lien de causalité. Par ailleurs, la responsabilité objective aggravée que cette Loi aménage ne s’applique pas à toutes les formes de recherche médicale. La garantie de la responsabilité, par exemple par une police d’assurance, n’est pas toujours exigée. Le régime légal qui en résulte forme ainsi une mosaïque de règles excessivement complexes pour les chercheurs et les sujets de recherche.

Schäden, die im Zusammenhang mit der medizinischen Forschung auftreten, sind glücklicherweise selten. Die Forscher und die weiteren Teilnehmer an solchen Projekten gehen im Allgemeinen davon aus, dass allfällige Schäden in einem einfachen und raschen Verfahren kompensiert werden. Sie zählen auch auf die Existenz einer Versicherung, welche dieses Verfahren erleichtert. Die Realität ist jedoch differenzierter. Das neue Humanforschungsgesetz aus dem Jahr 2014 macht den Ersatz des Schadens von Bedingungen abhängig, die nicht immer leichthin erfüllt sind, insbesondere dem Nachweis der Kausalität. Ausserdem gilt die vom Gesetz statuierte Gefährdungshaftung nicht für sämtliche Formen der medizinischen Forschung. Auch eine Haftungsgarantie, beispielsweise in Form einer Versicherungspolice, ist nicht immer erforderlich. Daraus resultiert ein übermässig komplexes Normengeflecht für die Forscher und Probanden.

Le recours interne dans la solidarité imparfaite

Alborz Tolou, Seite 130

Dans quelle mesure le juge peut-il se détacher de la hiérarchie qu’instaure l’art. 51 al. 2 CO entre les différents responsables ? Le Tribunal fédéral admet que le juge peut exceptionnellement user de son pouvoir d’appréciation pour répartir les parts de responsabilité entre les différents responsables d’une manière différente que celle prévue par la loi. Son approche est d’autant plus restrictive qu’elle met en cause une assurance dommages. Dans cette configuration, il existe un seul arrêt dans lequel le Tribunal fédéral s’écarte de l’art. 51 al. 2 CO. Malgré les nombreuses critiques de la doctrine à l’égard de sa position, le Tribunal fédéral a récemment refusé de changer sa jurisprudence (ATF 137 III 352). Il maintient aussi la pratique Gini/Durlemann qui empêche l’assureur dommages de se retourner contre un responsable solidaire dont la faute est légère. Après une analyse critique de cinq arrêts du Tribunal fédéral et un exposé des différentes positions doctrinales sur cette question, nous prenons position pour une approche qui consacre une large place au pouvoir d’appréciation du juge et qui refuse de mettre l’assureur dommages au même niveau qu’un responsable.

Inwiefern darf der Richter von der in Art. 51 Abs. 2 OR festgesetzten Reihenfolge abweichen? Das Bundesgericht geht davon aus, dass der Richter ausnahmsweise in Ausübung seines Ermessens die Haftungsquoten abweichend von dieser Bestimmung aufteilen darf. Diese Herangehensweise ist umso restriktiver, als eine Schadensversicherung involviert ist. In einer solchen Konstellation wich das Bundesgericht nur einmal von Art. 51. Abs. 2 OR ab. Trotz den zahlreichen kritischen Stimmen hat das Bundesgericht eine Praxisänderung vor Kurzem abgelehnt (BGE 137 III 352). Es hielt auch an seiner Rechtsprechung Gini/Durlemann fest, die dem Schadensversicherer einen Regress gegen den Solidarverantwortlichen, dem leichtes Verschulden vorgeworfen werden kann, nicht erlaubt. Nach einer kritischen Analyse von fünf Bundesgerichtsentscheiden und einer Darstellung der relevanten Lehrmeinungen wird dazu Stellung genommen; nach Auffassung der Autoren ist dem Richter ein grösserer Ermessensspielraum einzuräumen und die Gleichstellung des Schadensversicherers mit einem Verantwortlichen abzulehnen.

Verträgt sich die Suva-Klausel mit dem Freistellungsanspruch der Arbeitnehmer nach Art. 321e OR?

Lea Heri, Seite 146

Der Beitrag befasst sich mit der sog. «Suva-Klausel», welche in den AVB der Haftpflichtversicherer Regressansprüche Dritter von der Deckung ausschliesst. Dabei steht für einmal nicht zur Diskussion, ob die Klausel vor der richterlich entwickelten AGB-Rechtsprechung standhält oder ob sie auf die Sozialversicherungen überhaupt anwendbar ist. Die Autorin befasst sich vielmehr mit der Schadenersatzpflicht der Arbeitnehmer nach Art. 321e OR und zeigt auf, welche Konsequenzen sich daraus für den Arbeitgeber und dessen Betriebshaftlichtversicherung ergeben können.

La contribution traite de la clause dite «clause CNA» contenue dans les CGA des assureurs en responsabilité civile, qui exclut de la couverture les prétentions récursoires de tiers. Cette fois-ci, il n’est pas question de la compatibilité de la clause avec la jurisprudence développée au sujet de la validité des CGA ou de son applicabilité dans le domaine des assurances sociales. L’auteure s’intéresse plutôt à la responsabilité du travailleur à l’égard de l’employeur selon l’art. 321e CO et en démontre les conséquences possibles pour l’employeur et son assurance RC professionnelle.