HAVE 1/2013

Haftung für «Phantom-Beschwerden»?

Vito Roberto/Sebastian Reichle, Seite 3

Vor über zwei Jahrzehnten befand das Bundesgericht in BGE 117 V 359, ein Schleudertrauma könne auch ohne organische Nachweisbarkeit zu einer dauernden Arbeitsunfähigkeit führen. In den Jahren 2008 und 2010 änderte es mit den Entscheiden BGE 134 V 109 und BGE 136 V 279 seine Ansicht wieder. Nach Auffassung der Autoren steht hinter der plötzlichen Genese des sogenannten «Schleudertrauma-Phänomens» und den daraus abgeleiteten, hohen finanziellen Ansprüchen in den 1990er- und 2000er-Jahren eine zweifelhafte Rechtsprechung. Wie schon bei früheren «Phantom Schädigungen» («Railway spine», «Repetitive strain injury») habe auch beim Schleudertrauma die erstmalige gerichtliche Anerkennung dauerhafter Arbeitsunfähigkeit zu einer raschen Ausbreitung eines zuvor weitgehend unbekannten Krankheitsbildes geführt. Die Autoren lehnen deshalb eine zivilrechtliche Haftbarkeit für organisch nicht nachweisbare Gesundheitsbeeinträchtigungen infolge von Bagatellereignissen oder ähnlich geringfügigen Umständen ab und weisen dem Sozialversicherungsrecht die Aufgabe zu, für diese Fälle eine angemessene Lösung zu finden.

Il y a plus de 20 ans, le Tribunal fédéral a jugé dans l’ATF 117 V 359 que le traumatisme du rachis cervical par distorsion pouvait entrainer une incapacité de travail permanente même en l’absence de lésions organiques prouvables. Il a changé d’opinion au cours des années 2008 et 2010 dans ses arrêts ATF 134 V 109 et ATF 136 V 279. De l’avis des auteurs, la genèse soudaine du phénomène dit du «coup du lapin» et son cortège d’importantes prétentions financières au cours des années 1990 et 2000 reposent sur une jurisprudence douteuse. Tout comme dans le cas des «lésions fantômes» apparues antérieurement («Railway spine», «Repetitive strain injury»), c’est la reconnaissance d’une incapacité de travail permanente qui a entrainé une extension rapide des lésions du rachis cervical, alors que ce diagnostic était inconnu auparavant. C’est la raison pour laquelle les auteurs nient la reconnaissance d’une responsabilité civile pour des lésions qui ne sont pas prouvées organiquement résultant des événements bagatelles ou d’autres circonstances minimes et renvoient au droit de l’assurance sociale la tâche de trouver pour ces cas une solution appropriée.

Unklare und nicht objektivierbare Beschwerdebilder – was kann und soll das Sozialversicherungsrecht tun?

Ueli Kieser, Seite 12

Der Beitrag geht aus von den Überlegungen von Roberto/Reichle im vorangehenden Artikel. Zunächst wird aber ein kritischer Blick auf die Rechtsprechung zu den sogenannten «unklaren Beschwerdebildern» geworfen und dabei geprüft, wie diese Rechtsprechung überhaupt einzuordnen ist. In der Folge werden einige Überlegungen skizziert, die sich aus dieser neuen Rechtsprechung für die Leistungen im Sozialversicherungsrecht ergeben können.


Cette contribution fait suite aux considérations émises par Roberto et Reichle dans l’article précédent. En premier lieu, elle jette un regard critique sur la jurisprudence relative aux lésions non objectivables et examine sa portée juridique. Elle esquisse ensuite quelques considérations sur les effets de cette jurisprudence dans le domaine des prestations en droit des assurances sociales.

Assurances-vie: Quelques réflexions sur le droit de rachat en lien avec l’exécution forcée

Alexandre Lehmann/Jean-Michel Duc, Seite 17

Le législateur a prévu, à l’art. 90 al. 2 LCA, un droit de rachat de toute assurance sur la vie pour laquelle il est certain que l’événement assuré se réalisera. Permettant à l’ayant droit de demander à l’assureur le paiement de la valeur de rachat de la police souscrite, dont les primes ont été payées depuis trois ans au moins, ce droit va de pair avec l’objectif de prévoyance poursuivi par les contrats d’assurance sur la vie. Le droit à un capital «garanti» signifie toutefois que l’exécution forcée au profit des créanciers est généralement possible. Afin d’équilibrer les droits entre ces derniers et les ayants droit, les art. 76 ss LCA, complétés en particulier par l’ordonnance du Tribunal fédéral du 10 mai 1910 concernant la saisie, le séquestre et la réalisation des droits découlant d’assurances (OSAss, RS 281.51), instaurent des exceptions à ce principe. Dans le présent article, après avoir distingué les contrats susceptibles de rachat de ceux qui ne le sont pas, l’auteur examine les différentes questions qu’il convient de se poser dans le cadre d’une procédure d’exécution forcée portant sur une police d’assurance sur la vie rachetable. 

Der Gesetzgeber schreibt in Art. 90 Abs. 2 VVG dem Versicherer vor, diejenigen Lebensversicherungen, bei welchen der Eintritt des versicherten Ereignisses gewiss ist, auf Verlangen des Anspruchsberechtigten zurückzukaufen. Das Recht des Anspruchsberechtigten, vom Versicherer die Auszahlung des Rückkaufswerts zu verlangen, sofern die Prämien wenigstens für drei Jahre entrichtet worden sind, ist eng mit dem von Lebensversicherungen verfolgten Vorsorgeziel verbunden. Allerdings bedeutet dieses Recht auf ein «garantiertes» Kapital auch, dass die Zwangsvollstreckung zugunsten der Gläubiger grundsätzlich möglich ist. Um die Rechte zwischen diesen Letzteren und den Anspruchsberechtigten im Gleichgewicht zu halten, legen die Art. 76 ff. VVG, ergänzt insbesondere durch die Verordnung vom 10. Mai 1910 betreffend die Pfändung, Arrestierung und Verwertung von Versicherungsansprüchen (VPAV, SR 281.31), Ausnahmen von diesem Grundsatz fest. In der vorliegenden Abhandlung geht der Autor – nach getroffener Unterscheidung von Verträgen, die einen Rückkauf zulassen von solchen, die das nicht zulassen – den verschiedenen Fragen nach, die sich im Rahmen eines Zwangsvollstreckungsverfahrens bezüglich rückkaufsfähigen Lebensversicherungspolicen ergeben. 

L’assurance-crédit et la couverture des opérations commerciales et de trade-finance

Christian Scalise, Seite 26

Les échanges commerciaux ont été historiquement toujours porteurs de risques: pour l'acheteur, le risque de non livraison des biens et/ou prestations de services convenus; pour le vendeur, la bonne réception du paiement. Quelle que soit son antériorité, l'assurance crédit (AC) semble avoir très tôt été liée au développement des échanges commerciaux nationaux et internationaux, représentant l’un des tous premiers exemples de mutualisation des risques d'insolvabilité ou de défaut de paiement de l'acheteur. La récente crise de 2008 a renforcé la prise de conscience du rôle majeur de l’AC comme acteur incontournable des échanges économiques mondiaux, en constituant une alternative à la contraction des financements bancaires issus de la crise des liquidités. Confrontés à une crise économique historique, les assureurs crédit ont dû faire face en 2009 et 2010 à une forte augmentation de leur sinistralité, jouant ainsi leur rôle «d’amortisseur de crise». Dans ce contexte, la présente contribution, vise à une première introduction et analyse des formes de l’AC leurs diversités et certaines de leurs pratiques plus significatives.

Der Handelsverkehr ist seit jeher mit Risiken verbunden: beim Käufer das Risiko der Nichtlieferung der Güter und/oder dem Ausbleiben der vereinbarten Dienstleistung; beim Verkäufer ist es der Zahlungsausfall. Unabhängig der Priorität für das eine oder andere Risiko, scheint die Kreditversicherung sehr früh an die Entwicklungen im nationalen und internationalen Handelsverkehr gebunden zu sein und ist eines der ersten Beispiele für die Risikokollektivierung bei Insolvenz oder Zahlungsausfall. Die letzte Krise von 2008 hat das Bewusstsein für die wichtige Rolle der Kreditversicherung als unumgänglicher Akteur im Wirtschaftsverkehr gestärkt indem eine Alternative zur rückläufigen Bankenfinanzierung zur Verfügung stand. Angesichts der historischen Wirtschaftskrise mussten die Kreditversicherer als „Krisenpuffer“ im Vergleich zu den Jahren 2009 und 2010 eine starke Erhöhung des Schadenaufwands hinnehmen. In diesem Zusammenhang schafft die vorliegende Abhandlung eine erste Einführung und untersucht die Formen von Kreditversicherungen, ihre Unterschiede und die bedeutsamen Verwendungen in der Praxis.